« Les femmes qui souhaitent être l’égale de l’homme n’ont pas d’ambition ».
On nous rabâche à longueur d’années que la femme est loin d’être l’égale de l’homme, non seulement en matière salariale, mais aussi en terme d’évolution de carrière, qu’il y a encore du chemin, que peut être nos filles bénéficieront de l’égalité tant revendiquée par nous, leurs aînées et mamans.
Les plus pessimistes constateront que tout ce que les femmes ont gagné, c’est le droit de travailler à l’extérieur ET de continuer à se « farcir » tout à la maison, qu’elle doit davantage travailler pour prouver ses compétences, gagner la confiance de ses pairs et obtenir des promotions – si elle en obtient, compte tenu des maternités qui font barrage etc, etc…
Rien de tout cela n’est faux. J’en conviens. Mais enfin, tant qu’il y aura la journée de la femme, c’est que tout cela persiste.
Et si nous, les femmes, arrêtions de nous percevoir « femmes » au travail, et que nous changions la perspective : je ne sais pas moi, collaboratrice, collègue, membre de l’équipe, être humain au travail, tout simplement ?
C’est vrai, pourquoi faut-il que nous soyons vues, évaluées, jugées à travers le prisme du genre ? Et surtout, pourquoi avons-nous accepté et ensuite intégré ce prisme, nous les femmes? Et qu’est-ce qui nous empêche d’en sortir ?
En effet, l’existence même de la « Journée de la femme» signifie qu’il existe un besoin d’attirer l’attention sur le sujet.
C’est le jour où il n’y aura plus besoin de ce jour, que nous pourrons considérer que nous avons enfin pris notre place…
Auto – limitations
L’Etiquette
(Nous) coller une étiquette, c’est (nous) limiter. Ce faisant nous nous enfermons. Cela revient à nous enfermer dans une boîte tout en disant que nous pouvons penser en dehors. Pourquoi donc s’enfermer ? Qu’avons-nous à gagner à nous enfermer ? Tout autour de nous, il est question du pouvoir de notre pensée et de la plasticité du cerveau. Si j’en crois les différents articles à ce sujet, nous penser limitées par notre genre, revient à nous limiter carrément.
Sortir des croyances limitantes
C’est là que vous me répondez : « mais enfin, ça se vérifie tous les jours, dans les faits… ces différences à propos des genres !! ». En effet….
Bien que, certaines femmes ayant « réussi professionnellement » avec plus ou moins d’aisance, pourront sans doute vous rétorquer « Bien sûr que non ! Je n’ai jamais connu d’obstacle dû à mon genre !.
Et donc, avant de poursuivre, je vous propose de parler un peu de la signification de la croyance.
Mais qu’est-ce qu’une croyance ?
Une croyance est un postulat de départ, une pensée « racine » à laquelle on croit. Cette pensée, se forme durant notre vie, principalement au cours de notre enfance et de notre adolescence et devient une croyance selon nos rencontres et les expériences que nous faisons. Notre esprit logique du moment nous pousse à faire une déduction et c’est ainsi que nous tirons une conclusion.
Cette conclusion va s’avérer être positive ou négative selon le contexte ou l’histoire, et va s’imprégner dans notre esprit avec plus ou moins de force et de puissance, surtout selon notre âge. Parfois même cette croyance n’est ni positive, ni négative, elle est inconsciente. Nous vivons et évoluons avec elle, et c’est elle qui construit qui nous sommes.
Quand une croyance se forme au départ, il s’agit d’une simple pensée et réflexion que l’on se fait et on se dit, (inconsciemment bien souvent) que dorénavant on agira ainsi (à partir de cette pensée). Par exemple : « ça ne sert à rien de bosser fort, de toutes façons mon chef n’est jamais content ». Ou bien « Je n’ai jamais de chance dans la vie, la chance, c’est pour les autres ». Bref, petit à petit, on va se mettre à agir en fonction de cette croyance. Tous nos gestes vont transpirer cette croyance.
Les autres vont réagir en fonction de ces gestes et attitudes. Puis petit à petit, nous allons avoir de plus en plus confirmation que tout ceci est vrai. Cela va devenir une VERITE pour nous.
Et voilà ! Donc, vous disiez ? « Mais enfin, ça se constate tous les jours, dans les faits… ces différences à propos des genres !! » ? En effet….
En même temps, se penser défavorisée par son genre, c’est partir défavorisée dans sa tête et donc se limiter.
De l’égalité…
Egalité ou équité ?
Bon, ok. C’est un fait, nous sommes celles qui portent les enfants. Le congé de maternité, nous ne pouvons l’éviter, au mieux le réduire au strict minimum. Mais le reste, tout le reste, n’est autre que question d’organisation dans le couple. Et avant d’avoir les dits enfants, nous avons beaucoup de temps, déjà, pour évoluer dans notre métier.
Donc, Marilyn Monroe pense que toute femme qui se veut l’égale de l’homme manque d’ambition.
Je ne sais si cela est un manque d’ambition, mais à mon avis, c’est un clair manque de bon sens. Nous ne pourrons jamais être l’égale de l’homme. Déjà pour des raisons purement physiques et physiologiques. Nous sommes différentes. C’est comme ça et tant mieux d’ailleurs ! Pourquoi vouloir être leur égale ? Cela supprimerait la richesse que nos différences ont à apporter ! Visons l’équité. Pensons-nous sans limites dues au genre.
Et donc ? Comment faisons-nous ?
Evitez de revendiquer, « Soyez »
Faire la liste des revendications, que ce soit à la maison ou au travail, ne fera que focaliser l’attention sur tout ce qui ne vous convient pas et vous éloigne d’office de ce que vous souhaitez à la place. Lorsque vous souhaitez ouvrir une porte, vous regardez la clenche, pas vrai ? Jamais la pièce que vous quittez (auquel cas vous seriez obligée de tâtonner pour trouver la clenche et ouvrir la porte….peu pratique, non ?). Sans compter qu’à la place de toute personne, me retrouver face à une liste de revendications ne fera que m’effrayer et donc me pousser à les contrer.
Evitez de donner trop d’importance à tout ce qui n’est pas encore, « Soyez »
Oui, mais, quand même…Ça ne se passe pas vraiment comme cela, à la maison, au bureau… en effet….
En même temps, incarnez-vous déjà la femme que vous souhaitez être ?
Avez-vous pris la peine d’observer votre époux / compagnon, vous annonçant qu’il rentrera tard mardi. Ajoute-t-il « et donc à toi d’aller chercher les enfants » ou bien « parce que tu comprends… c’est exceptionnel… » ? Non, cela coule de source. Tout est déjà dit : il rentrera tard. Il a prévenu. A vous de vous organiser. De même au bureau : votre boss déclare : « nous allons faire de cette façon ». A quel moment, spontanément, justifie-t-il sa décision ? Dans les deux cas, ils agissent comme si cela était déjà fait, que cela était fait, normal, que cela coulait de source. Inspirez-vous de ces comportements-là.
Attention ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : Je ne vous incite pas à prendre une attitude de petit chef. Je vous invite à prendre une posture où vous êtes assertive, alignée avec votre décision et que vos pensées sont dirigées vers le résultat déjà obtenu.
Nous les femmes avons tendance à trop focaliser sur le chemin qui nous y mène et tout ce qu’il faut organiser pour y arriver. Nous ne sommes pas seules à pouvoir nous organiser : nos hommes et nos collègues peuvent aussi se charger de ces choses-là !
Focalisez-vous sur le résultat que vous souhaitez obtenir. Sur l’objectif comme s’il était déjà atteint.
Inspirez-vous
N’ayez pas peur de vous informer. Choisissez-vous des mentors parmi les gens célèbres qui ont réussi. Lisez des articles les concernant, lisez leur livre. Inspirez-vous de leurs stratégies gagnantes. Ce faisant, vous allez ouvrir votre conscience vers des possibles que vous n’auriez jamais imaginés toute seule…
Visualisez
Choisissez un carnet et prenez le temps d’écrire la vie que vous souhaitez. Voyez-vous évoluer dans votre maison, interagir avec votre famille, vos amis, vos collègues. Voyez la vie professionnelle que vous souhaitez. Visualisez-vous telle que vous souhaitez être. Faites-le chaque matin, au réveil, quand vous êtes encore à moitié dans les bras de Morphée et que votre cerveau n’est pas encore en marche à dresser la liste des « to do’s ».
Disciplinez-vous
Créez-vous une routine « équilibre ». Accordez-vous un moment chaque matin, par exemple, pour 5 minutes visualisation positive, pour un quart d’heure d’entrainement fitness fonctionnel, pour une méditation de 15 à 30 minutes. Levez-vous une heure plus tôt si nécessaire. (Et ne criez pas au loup, n’oubliez pas, désormais, vous n’êtes plus la seule pour tout gérer le matin – pour celles dont c’était le cas- car désormais, vous avez instauré l’équité des tâches). Prenez soin de votre corps en le nourrissant de façon équilibrée. C’est lui qui vous donne la pêche. Ne le plombez pas avec de la malbouffe.
Soyez
Soyez cette femme que vous souhaitez être. Dès maintenant. Adoptez les comportements en fonction. Ecoutez votre intuition, elle est bonne conseillère. Soyez attentive à votre baromètre intérieur : être alignée est une composante très importante et signifie être alignée avec ses valeurs, son inspiration, son génie. Tout ce qui vous en éloignera vous mettra dans un état d’inconfort interne.
Amusez-vous
N’oubliez pas de vous amuser. Connectez-vous à la légèreté. Prenez les nouveaux défis qui vous inspirent et vous font vibrer. Appréciez chaque moment et chaque succès.
Article de Virginie Scuvée
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